
Jamais candidat de gauche n'a succité autant d'enthousiasme, même au delà de son camp, et pourtant continuer au fil du temps à peiner du soutien de son entourage.
Ségolène Royal portée par une espérance nouvelle et une quête de changement souffre du contrepoids du système qui l'a vue s'imposer.
On le sait: L'appareil du parti socialiste et les apparatchik du système partisan traditionnel n'ont pas encore digéré la victoire de Ségolène Royal comme candidate imposée par le dynamisme d'un électorat avide d'un nouvel ordre politique.
C'est à peine si on ne cherche pas à faire payer à la candidate Royal l'affront d'avoir mis hors de course tous ses rivaux qui souffrent du machisme de la dévolution du pouvoir. Eux qui contraints de s'allier à Mme Royal cachent mal leur féroce obsession de la voir chuter.
Pourtant la défaite de Mme Royal sera plus dévastatrice pour le parti socialiste que ne l'a été l'échec de Lionel Jospin en 2002.
Et ça, ils le savent très bien. Même qu'ils en rêvent dans leur dangereuse somnolence. Miser sur le chaos pour espérer renaître de ses cendres;Quelle folle projection?
Mais tout n'est pas perdu. L'aberration de la situation imposée à Mme Royal révèle une nécessité: la douce révolution impulsée par Ségolène Royal doit aller au bout de son oeuvre. Les conditions d'accession à la candidature de Mme royal l'exigeaient. L'incohérence des conglomérats autour de la candidate le confirme.
La candidate socialiste en gagnant son investiture aux élections présidentielles a curieusement oublié d'en assumer la prérogative essentielle: s'imposer en chef de son camp.
La dualité de commandement avec M. Hollande en était un premier manquement. Au delà de toute la considération et de la valeur dont on créditerait le premier secrétaire du parti socialiaste, sa légitimité à représenter et à incarner le PS à cette étape faisait évidemment doublon et par conséquent de l'ombre à la candidate désignée.
Mme Royal donnait du coup l'impression d'être une chef de classe contrainte de partager son autorité avec les meneurs de groupe. Deuxième manquement qui délégitime le pouvoir de représentation à elle confié.
L'affaissement de l'engouement succité et apprécié par la candidature de Ségolène Royal se mesure à l'aune de sa timidité à s'imposer en véritable et unique détentrice du pouvoir de représentation. Elle en oublie même que sa légitimité prend sa source et toute sa force d'une profonde aspiration des désirs d'un autre avenir et de la rupture d'avec l'ordre ancien.
C'est en incarnant l'espérance de ce changement que la majorité des français la plébisciteront au soir du 6 mai prochain.
Il faudra pour cela qu'elle retrouve son audace et sa volonté de sortir la politique des sentiers battus dans lesquels les appareils politiques veulent la confiner. Cela est encore possible à quelques jours de l'ultime échéance. Mme royal a certes besoin de rassembler autour d'elle l'ensemble des forces du changement; mais elle doit surtout prendre le devant de la marche vers une autre France. Celle du refus de transformer cette terre d'espérance et de solidarité en un réservoir d'affrontements.
L'affrontement des classes moyennes que Sarkozy veut opposer aux couches défavorisées et abandonnées. L'affrontement de citoyens français contre d'autres français sur fond de déterminisme génétique et de prééminences raciales. Bref l'engrenage des conflits nourris sur le terrau des préjugés et de la culture de l'intolérance.
Cette dérive à laquelle nous conduit tout droit Nicolas Sarkozy ne peut-être évitée que dans un sursaut républicain.
Comme en 2002 face à la menace du front national de Jean-Marie Lepen, les français sont encore appelés à se mobiliser pour défendre la république en danger. Cette fois-ci pour barrer la route à Nicolas Sarkozy plus dangereux que le mentor qu'il décide de remplacer auprès des "brebis égarés" au FN.
La France ne mérite pas l'abîme que lui trace Nicolas Sarkozy. Avec lui, "tout est possible"prévient-il. Surtout le pire.
Les français ont besoin d'une nouvelle espérance dans un ordre juste. C'est le leitmotiv de Ségolène Royal.
Boris Azon
Ségolène Royal portée par une espérance nouvelle et une quête de changement souffre du contrepoids du système qui l'a vue s'imposer.
On le sait: L'appareil du parti socialiste et les apparatchik du système partisan traditionnel n'ont pas encore digéré la victoire de Ségolène Royal comme candidate imposée par le dynamisme d'un électorat avide d'un nouvel ordre politique.
C'est à peine si on ne cherche pas à faire payer à la candidate Royal l'affront d'avoir mis hors de course tous ses rivaux qui souffrent du machisme de la dévolution du pouvoir. Eux qui contraints de s'allier à Mme Royal cachent mal leur féroce obsession de la voir chuter.
Pourtant la défaite de Mme Royal sera plus dévastatrice pour le parti socialiste que ne l'a été l'échec de Lionel Jospin en 2002.
Et ça, ils le savent très bien. Même qu'ils en rêvent dans leur dangereuse somnolence. Miser sur le chaos pour espérer renaître de ses cendres;Quelle folle projection?
Mais tout n'est pas perdu. L'aberration de la situation imposée à Mme Royal révèle une nécessité: la douce révolution impulsée par Ségolène Royal doit aller au bout de son oeuvre. Les conditions d'accession à la candidature de Mme royal l'exigeaient. L'incohérence des conglomérats autour de la candidate le confirme.
La candidate socialiste en gagnant son investiture aux élections présidentielles a curieusement oublié d'en assumer la prérogative essentielle: s'imposer en chef de son camp.
La dualité de commandement avec M. Hollande en était un premier manquement. Au delà de toute la considération et de la valeur dont on créditerait le premier secrétaire du parti socialiaste, sa légitimité à représenter et à incarner le PS à cette étape faisait évidemment doublon et par conséquent de l'ombre à la candidate désignée.
Mme Royal donnait du coup l'impression d'être une chef de classe contrainte de partager son autorité avec les meneurs de groupe. Deuxième manquement qui délégitime le pouvoir de représentation à elle confié.
L'affaissement de l'engouement succité et apprécié par la candidature de Ségolène Royal se mesure à l'aune de sa timidité à s'imposer en véritable et unique détentrice du pouvoir de représentation. Elle en oublie même que sa légitimité prend sa source et toute sa force d'une profonde aspiration des désirs d'un autre avenir et de la rupture d'avec l'ordre ancien.
C'est en incarnant l'espérance de ce changement que la majorité des français la plébisciteront au soir du 6 mai prochain.
Il faudra pour cela qu'elle retrouve son audace et sa volonté de sortir la politique des sentiers battus dans lesquels les appareils politiques veulent la confiner. Cela est encore possible à quelques jours de l'ultime échéance. Mme royal a certes besoin de rassembler autour d'elle l'ensemble des forces du changement; mais elle doit surtout prendre le devant de la marche vers une autre France. Celle du refus de transformer cette terre d'espérance et de solidarité en un réservoir d'affrontements.
L'affrontement des classes moyennes que Sarkozy veut opposer aux couches défavorisées et abandonnées. L'affrontement de citoyens français contre d'autres français sur fond de déterminisme génétique et de prééminences raciales. Bref l'engrenage des conflits nourris sur le terrau des préjugés et de la culture de l'intolérance.
Cette dérive à laquelle nous conduit tout droit Nicolas Sarkozy ne peut-être évitée que dans un sursaut républicain.
Comme en 2002 face à la menace du front national de Jean-Marie Lepen, les français sont encore appelés à se mobiliser pour défendre la république en danger. Cette fois-ci pour barrer la route à Nicolas Sarkozy plus dangereux que le mentor qu'il décide de remplacer auprès des "brebis égarés" au FN.
La France ne mérite pas l'abîme que lui trace Nicolas Sarkozy. A
Les français ont besoin d'une nouvelle espérance dans un ordre juste. C'est le leitmotiv de Ségolène Royal.
Boris Azon
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