lundi 30 avril 2007

Lilian Thuram dénonce Sarkozy qui porte les idées de Lepen.

<<...[Sarkozy] réveille le racisme latent chez les gens. Je le lui ai dit et je suis prêt à le lui redire.>>

Footballeur engagé, Lilian Thuram explique les raisons pour lesquelles il s'oppose, sur toute une série de thèmes, aux propositions de Nicolas Sarkozy, et donne sa vision de la société française. Entretien.
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Que pensez-vous des résultats du premier tour ?

On pourrait dire qu'il y a un recul du FN mais c'est Sarkozy qui a récupéré les voix de Le Pen. Les discours du FN s'est banalisé dans la société. Les mots de Le Pen n'ont jamais été aussi présents et, ce qui est dramatique, c'est que ses idées sont portées par un homme issu d'un grand groupe politique, l'UMP. Je trouve ça triste. Moi, ma priorité, c'est de tout faire pour que les gens vivent ensemble, se respectent et qu'on ne cherche pas des boucs émissaires. Or, c'est ce que font les discours de Le Pen, Villiers et, dernièrement, de Sarkozy. Je me dis donc que ma vision de la société n'était pas celle de pas mal de Français puisque Sarkozy est arrivé en tête.

Le curseur du débat politique s'est donc déplacé vers la droite, voire l'extrême droite ?

Complètement ! Malheureusement, il y a eu un tournant après le 11 septembre 2001. Nous sommes entrés dans un cycle de peurs, de méfiance. Ce qui s'était passé dans les banlieues a joué énormément dans l'imaginaire collectif. Quand il y a des manifestations de cet ordre, il y a toujours une montée du racisme. Nous traversons une véritable crise de la citoyenneté. On parle d'une crise de l'intégration. Mais à qui la faute ? Il y a des revendications d'histoire ou de mémoire vis-à-vis de la colonisation, de l'esclavage ou de, tout simplement, trouver sa place dans la société, qui prouvent bien que ces citoyens veulent participer à la France. Mais ils ne se reconnaissent pas dans cette France-là. Il est dommage que des politiques jouent sur ce malaise en stigmatisant les populations des banlieues. Il y a des termes précis qui servent à «délimiter», à séparer ces populations, comme «Français de souche», «minorités», «Français de deuxième ou troisième génération»... Cela illustre cette difficulté à accepter l'autre avant de le considérer comme Français à part entière...
Mais c'est le peuple français, ou du moins une bonne partie, qui éprouve de réelles difficultés à faire de la place à ces «autres» Français...
Il y a un poids énorme de l'histoire. L'esclavage a éduqué les gens dans le sens que l'homme blanc était supérieur à tous les autres et que l'homme noir était le plus bas dans l'échelle. Il y eut ensuite la colonisation avec la prétendue mission de l'homme blanc à civiliser les «sauvages»... Aujourd'hui, en France, l'inconscient collectif est comme ça : l'autre est différent et inférieur. Comment expliquer aux gens qu'on peut être Français en étant tous égaux? En France, les gens se disent plus facilement racistes qu'avant. Ils devraient avoir peur de ce sentiment : si vous êtes plus racistes, l'autre le sera également.

Lequel des deux candidats se rapproche le plus de votre «projet de vie» ?

Il est évident que M. Sarkozy ne s'attache pas au «vivre ensemble». Refuser de faire le travail de mémoire, c'est refuser d'avancer. Il faut relire le passé pour préparer l'avenir. Il est prêt à beaucoup pour devenir Président. Il dit ce que les gens veulent entendre... Il réveille le racisme latent des gens, je le lui ai dit et je suis prêt à le lui redire. On me dit parfois que j'exagère, mais regardez l'évolution de son discours depuis 2005, au moment où je l'ai rencontré : il a affirmé vouloir récupérer les voix du FN. Pour y parvenir, il y a deux moyens : soit en disant aux gens du FN, ce que vous pensez des immigrés est faux ; soit en allant dans le sens des idées de Le Pen... Les «moutons égorgés dans la baignoire», «le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale» , l'immigration «choisie» et non plus «subie», etc., tout cela pointe du doigt une certaine population.

Et Ségolène Royal ?

Elle a pris le risque de répéter qu'elle voulait une France métissée. C'est un risque car je ne pense pas que la majorité des Français soit prête à entendre une telle idée... Dans son discours sur les immigrés, rien ne m'a choqué. Si demain, elle dit quelque chose de dangereux pour le «vivre ensemble», je lui dirai la même chose qu'à M. Sarkozy ! Ce n'est pas parce que je dénonce certains discours de M. Sarkozy que je suis avec Mme Ségolène Royal. Quand je l'ai rencontrée, je lui ai parlé des jeunes de banlieues qu'on stigmatise et auxquels on demande toujours de prouver qu'ils aiment la France... Des gages de citoyenneté, toujours !
Auriez-vous souhaité que des sportifs français s'impliquent plus dans cette campagne ?
Par rapport à la stigmatisation des immigrés et des jeunes de banlieue, je regrette qu'il n'y ait pas eu plus d'implication, oui. Parce que la plupart de nous avons eu un parcours assez similaire : on vient des couches de la société dites «défavorisées» et on a donc un peu tous la même sensibilité. Le jour où chacun de nous comprendra qu'on a le pouvoir de faire changer les choses...

Beaucoup de gens pensent qu'un Noir ou un Arabe, c'est une victime de la société, qui doit forcément voter à gauche... N'est ce pas une forme de racisme que de considérer des gens selon un code prédéfini ?

Bien sûr ! On peut être noir et voter Le Pen, Sarkozy ou à gauche... Pour ma part, évidemment, c'est beaucoup plus difficile de ne pas être sensible à certaines choses plus dérangeantes. Un Noir sera normalement beaucoup plus sensible à des discours racistes parce que lui, il l'a subi dans son histoire. Ce n'est pas toujours le cas. Tenez, en Guadeloupe, beaucoup de gens ont voté Sarkozy, qui refuse de se pencher sur la mémoire du pays. Or ces Guadeloupéens sont descendants d'individus ayant subi les horreurs de l'esclavage... Ces gens auraient dû se montrer plus attentifs et plus sensibles, éprouver une «réserve morale». Mais les gens ne sont pas toujours vigilants...

Que pensez-vous de la «discrimination positive» que défend Sarkozy ?

J'ai déjà pris l'exemple des huit Blancs qui attendent un bus, un neuvième arrive pour monter mais il ne peut pas parce que le quota de Blancs est atteint et que seuls des Noirs, ou autres, peuvent embarquer... Ce n'est pas ma façon de voir les réalités. Je crois même que ce genre de politique peut générer des conflits. Il faut mettre en place un système incitatif, avant tout, sur le plan éducatif : faire comprendre aux décisionnaires pourquoi il leur faut de la diversité dans les entreprises. Aujourd'hui, il est devenu beaucoup plus difficile de réussir à l'école. La ghettoïsation de l'école m'inquiète. L'expérience d'ouverture de Sciences Po aux étudiants des quartiers défavorisés est très intéressante.

La France ne se ment-elle pas à elle-même en tardant à offrir à ses «minorités visibles» la place qu'elles sont en droit d'attendre ?

En tout cas, la France n'arrive pas à se regarder telle qu'en elle-même... Je voyage beaucoup à l'étranger et le reproche récurrent qu'on fait aux Français, c'est d'être prétentieux. Notre pays vit dans le souvenir de la «Grande France». Cela veut dire qu'on n'a pas réalisé que cette grandeur reposait sur des massacres, sur la négation de l'autre, sur sa chosification... Aujourd'hui, il y urgence de déboucher sur quelque chose de plus intelligent...

On en prend le chemin ?

C'est pas gagné d'avance...

samedi 28 avril 2007

Le Concert de la Victoire


Le concert de la France Présidente !Ségolène Royalcandidate à l'élection présidentiellea le plaisir de vous convier à unGRAND CONCERT- MEETING
Mardi 1er mai à 17h(ouverture des portes a 14h30)Au Stade Charléty
Avec notamment la participation de :BENABAR, CALI, Michel DELPECH, DISIZ LA PESTE,DYONISOS, Leny ESCUDERO, Rachida KHALILINDOCHINE, Kery JAMES, JULIETTE, Yvan LE BOLLOCH, MAFIA KAFRI, MOKOBE, SANSEVERINOGEORGES MOUSTAKI, YANNICK NOAH, RENAUD, Olivia RUIZ,SEYFU, TETES RAIDES, TIKEN JAH FAKOLY

Concert gratuitStade Charléty99 boulevard Kellermann - 75013 ParisRER : Cité universitaire Métro 7 Maison Blanche ou Porte d'ItalieTramway T3 Poternes Peupliers ou Porte d'ItalieBus 184 Damesme ou Bus 57 Poterne des Peupliers

Avec lui tout est possible, surtout le pire.



AU SECOURS DES IDEES Par Paul TEDGA

PRESIDENTIELLE FRANCAISE : CE SERA SEGOLENE OU LE CHAOS EN AFRIQUE
Comme AfriquEducation avait prévu dans le numéro 225-226 du 1er au 31 avril, le deuxième tour de l’élection présidentielle qui aura lieu le 6 mai 2007 mettra, face à face, la candidate du Parti socialiste, Ségolène Royal, au représentant de l’Union pour la majorité populaire, Nicolas Sarkozy. Avec 31,18% des voix, ce dernier part avec une certaine longueur d’avance (toute relative) sur sa rivale qui totalise 25,87 des voix. Si nous ne voulons pas que la France, ce pays que les Africains aiment sombre dans l’extrémisme et l’inconnu où Nicolas Sarkozy est en train de le mener en toute irresponsabilité et avec un fort accent démagogique, il est encore minuit moins cinq pour lui barrer la voie. Voilà pourquoi, en cet instant solennel, je m’adresse à tous les Français imprégnés de valeurs humanistes et de solidarité, qui vivent, actuellement, en Afrique, parce qu’ils y sont bien, parfois très bien même, et qui seraient tentés de voter pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour. Je dis à ces Français-là de faire très attention. Car voter en faveur de Sarkozy, après qu’il ait clairement montré ce dont il était capable, serait, pour les Français d’Afrique, synonyme de voter contre leurs propres intérêts. Les données du problème sont claires : issu d’une famille d’immigrés hongrois dont certains de ses parents ne sont devenus français qu’en …1980, c’est-à-dire, hier, Nicolas Sarkozy a bâti son fonds de commerce électoral sur sa politique anti-immigrés. On pourrait caricaturer en disant que Monsieur Sarkozy, c’est Monsieur anti-Noirs, Monsieur anti-Arabes. Il en est d’ailleurs fier.
En quatre ans passés Place Beauvau (Ministère de l’Intérieur), il a, à lui tout seul, fait voter trois lois contre l’immigration, chacune de ces lois étant plus dure que la précédente. Cela fait vingt-quatre ans que je vis en France où j’ai préféré garder ma nationalité camerounaise. Par fierté et par amour pour l’Afrique. Je n’ai jamais vu un ministre de l’Intérieur aussi xénophobe que cet homme. Sarkozy aime bien s’afficher avec nos chefs d’Etat mais il hait foncièrement les Africains. Même Jean-Louis Debré et Charles Pasqua, qui étaient loin d’être des enfants de chœur en la matière et qui avaient déclaré avoir tout fait pour stopper l’immigration, peuvent être logiquement qualifiés de « gauchistes » par Sarkozy. Ce dernier, pour casser du Noir et de l’Arabe, a fait ce que même son inspirateur idéologique, Jean Marie Le Pen, n’aurait pas pu réaliser : avec les nouvelles lois de Sarkozy, un Français d’origine africaine peut se voir retirer à tout moment sa nationalité française si Sarkozy considère qu’il n’est pas un bon Français comme lui. Un Africain titulaire d’une carte de résident de dix ans peut se voir opposer le non-renouvellement de celle-ci. Plus récemment, il a encore surpris Jean Marie Le Pen en annonçant la création d’un Ministère de l’Immigration et de l’Identité française. Bref, il n’y a que la haine chez cet homme.
Pour gagner l’élection présidentielle, il a accentué les peurs, suscité les angoisses, indexé les immigrés en les rendant responsables de tous les maux que connaît la France. Rien que du venin qui sort de sa bouche.
Homme sans réelles convictions qui adapte son discours à chaque public, qui change de position comme le vent du désert change de direction, il ne mesure pas que ses propos haineux contre les Noirs et les Arabes, peuvent avoir des conséquences néfastes voire catastrophiques en Afrique, sur les Français qui ne demandent qu’à y vivre en paix. Car ce qui est arrivé aux Français de Côte d’Ivoire, fin 2004, à cause d’une certaine façon française de faire de la politique, n’est pas quelque chose qui n’arrive qu’aux autres. De tels événements naissent avec des discours des hommes politiques populistes comme Nicolas Sarkozy. C’est pourquoi je dis que si ce Hongrois devenu Français par la loi du sol, connaissait réellement le passé historique qui lie la France à l’Afrique, il tournerait sept fois sa langue dans la bouche avant de sortir des énormités.
Je pense donc que Ségolène Royal est mieux qualifiée pour renouer les fils entre la France et les pays africains. Même si elle est du parti socialiste, elle peut mieux représenter, en Afrique et ailleurs, les intérêts de la France et surtout, ceux des électeurs français de droite qui résident en Afrique. C’est avec elle que la France peut changer sa très détestable image en Afrique. A l’heure où le slogan « Tout sauf Sarkozy » devient le mot d’ordre général y compris dans les états majors de partis de droite qui ont, presque tous, refusé de lui apporter leur soutien pour le deuxième tour à cause de la forte inquiétude qu’il suscite, Ségolène Royal est la seule personne, aujourd’hui, capable de préserver les équilibres non seulement en France mais aussi entre la France et les pays africains sans beaucoup de dégâts de part et d’autre. Voilà pourquoi, depuis Paris, j’invite fortement les Français d’Afrique et du monde, à se détourner de cet aventurier et de ce spécialiste du double langage qu’est Sarkozy, en votant Ségolène Royal, la seule qui soit à même de redonner à la France, comme seules les femmes savent le faire au milieu des mâles, ses attributs de grande puissance qu’elle a visiblement perdus.

Les électeurs s'en souviendront

LEXPRESS.fr - Nicolas Sarkozy "pas intéressé" par le débat Bayrou-Royal - L'Express

mardi 24 avril 2007

Au rythme de l'Afrique

Abidjan.net FM - Juke Box

Les boulets qui entravent l'envol de Ségolène Royal


Jamais candidat de gauche n'a succité autant d'enthousiasme, même au delà de son camp, et pourtant continuer au fil du temps à peiner du soutien de son entourage.
Ségolène Royal portée par une espérance nouvelle et une quête de changement souffre du contrepoids du système qui l'a vue s'imposer.
On le sait: L'appareil du parti socialiste et les apparatchik du système partisan traditionnel n'ont pas encore digéré la victoire de Ségolène Royal comme candidate imposée par le dynamisme d'un électorat avide d'un nouvel ordre politique.
C'est à peine si on ne cherche pas à faire payer à la candidate Royal l'affront d'avoir mis hors de course tous ses rivaux qui souffrent du machisme de la dévolution du pouvoir. Eux qui contraints de s'allier à Mme Royal cachent mal leur féroce obsession de la voir chuter.
Pourtant la défaite de Mme Royal sera plus dévastatrice pour le parti socialiste que ne l'a été l'échec de Lionel Jospin en 2002.
Et ça, ils le savent très bien. Même qu'ils en rêvent dans leur dangereuse somnolence. Miser sur le chaos pour espérer renaître de ses cendres;Quelle folle projection?
Mais tout n'est pas perdu. L'aberration de la situation imposée à Mme Royal révèle une nécessité: la douce révolution impulsée par Ségolène Royal doit aller au bout de son oeuvre. Les conditions d'accession à la candidature de Mme royal l'exigeaient. L'incohérence des conglomérats autour de la candidate le confirme.
La candidate socialiste en gagnant son investiture aux élections présidentielles a curieusement oublié d'en assumer la prérogative essentielle: s'imposer en chef de son camp.
La dualité de commandement avec M. Hollande en était un premier manquement. Au delà de toute la considération et de la valeur dont on créditerait le premier secrétaire du parti socialiaste, sa légitimité à représenter et à incarner le PS à cette étape faisait évidemment doublon et par conséquent de l'ombre à la candidate désignée.
Mme Royal donnait du coup l'impression d'être une chef de classe contrainte de partager son autorité avec les meneurs de groupe. Deuxième manquement qui délégitime le pouvoir de représentation à elle confié.
L'affaissement de l'engouement succité et apprécié par la candidature de Ségolène Royal se mesure à l'aune de sa timidité à s'imposer en véritable et unique détentrice du pouvoir de représentation. Elle en oublie même que sa légitimité prend sa source et toute sa force d'une profonde aspiration des désirs d'un autre avenir et de la rupture d'avec l'ordre ancien.
C'est en incarnant l'espérance de ce changement que la majorité des français la plébisciteront au soir du 6 mai prochain.
Il faudra pour cela qu'elle retrouve son audace et sa volonté de sortir la politique des sentiers battus dans lesquels les appareils politiques veulent la confiner. Cela est encore possible à quelques jours de l'ultime échéance. Mme royal a certes besoin de rassembler autour d'elle l'ensemble des forces du changement; mais elle doit surtout prendre le devant de la marche vers une autre France. Celle du refus de transformer cette terre d'espérance et de solidarité en un réservoir d'affrontements.
L'affrontement des classes moyennes que Sarkozy veut opposer aux couches défavorisées et abandonnées. L'affrontement de citoyens français contre d'autres français sur fond de déterminisme génétique et de prééminences raciales. Bref l'engrenage des conflits nourris sur le terrau des préjugés et de la culture de l'intolérance.
Cette dérive à laquelle nous conduit tout droit Nicolas Sarkozy ne peut-être évitée que dans un sursaut républicain.
Comme en 2002 face à la menace du front national de Jean-Marie Lepen, les français sont encore appelés à se mobiliser pour défendre la république en danger. Cette fois-ci pour barrer la route à Nicolas Sarkozy plus dangereux que le mentor qu'il décide de remplacer auprès des "brebis égarés" au FN.
La France ne mérite pas l'abîme que lui trace Nicolas Sarkozy. Avec lui, "tout est possible"prévient-il. Surtout le pire.
Les français ont besoin d'une nouvelle espérance dans un ordre juste. C'est le leitmotiv de Ségolène Royal.

Boris Azon

lundi 23 avril 2007

Le nouveau visage d'une France apaisée


Premier Tour : Mme Royal pour battre Sarkozy




En dépit de la lourde armada déployée depuis des mois contre la candidate Ségolène Royal, les français viennent de marquer à l’issue du vote du premier tour leur soutien à la candidate socialiste. Les manipulations d’opinion sur fond de bombardement de sondages et de désinformation n’ont pas eu raison de la volonté des français qui veulent en finir avec la politique des lobbies.
La nouvelle politique du respect des citoyens prônée par Mme Royal contre la violence politique incarnée par Nicolas Sarkozy a séduit plus de 10 millions d’électeurs. Mais cette première dizaine de millions de soutiens est la première vague de combattants qui ont décidé de s’unir derrière la pasionaria Royal. Elle sera rejointe par d’autres millions de combattants en réserve au premier tour. Ceux qui bien qu’étant foncièrement opposés au danger du sarkozysme ont tenu à exprimer séparément leur exaspération du système ‘’droite dans ses bottes’’. Ce sont ces millions de français qui dès le premier tour convergent vers l’espérance d’une France nouvelle. Une France rassemblée autour des idéaux qui fondent sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité.
C’est cette France qu’appelle de toutes ses forces Ségolène Royal.
Une France qui s’oppose à celle de la division et du racisme dont ne se cache plus Nicolas Sarkozy. Une France qui refuse la marginalisation d’une frange importante de ses enfants que la politique lepéniste du dauphin Sarkozy n’a de cesse de jeter en pâture à d’autres français.
Une nouvelle dynamique est donc née autour de Ségolène Royal pour barrer la route à la dérive totalitaire d’un état policier que veut Sarkozy.
Le 6 mai prochain au soir du deuxième tour, une nouvelle France sortira des urnes ; avec un nouveau visage pour une France juste et apaisée.
C’est la voie royale qu’emprunteront les français en portant leur voix sur l’espérance de Mme Royal.
Boris Azon
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