Dans la marre.
Dans cette ambiance de complaisance à la limite de la compromission qui tombe sur le Bénin, comme la pluie sans arrêt qui rend la capitale,Cotonou, impraticable (sauf pour les chauves-souris aux affaires du pouvoir, en hauteur sur les 4×4), je me permets le politiquement non convenu: c'est quoi le projet?
Quand on a fini avec un pseudo Docteur es Économie dont la seule thèse se résume à l'achat des louanges et des compromissions en bandes organisées, c'est quoi le projet? Quand on est tombé dans le vide où de nouveaux maîtres d'arts se disputent l'omniscience des sciences et consciences épurées, c'est quoi le projet?
C'est quoi le projet dans un pays où le revenu régulier du plus honnête travailleur ne permet guère de s'offrir un repas par jour sans voler; encore moins de se loger, de se vêtir et de se soigner sans pactiser avec le diable?
C'est quoi le projet quand toute l'administration est bâtie sur la concussion et que roulent carrosses et s'étale opulence sans sources justifiées?
C'est quoi le projet quand toute l'économie de tout un pays est fait de contrebandes et que surnommés pompeusement "Opérateurs économiques" on vit de "fayawo"en entrenant la pénurie.
C'est quoi le projet pour ce putain de pays où on trucide la morale et on encense le truand, pour peu qu'on touche sa part du butin volé.
C'est quoi le projet quand une minorité de repus décide de disserter, pendant la digestion, sur la faim?
C'est quoi le projet...?
Pendant que de lettres d'or et de verbes forts, on reécrit la Constitution;
De calvaires et de misères se meurent les honnêtes gens.
CM
mardi 11 octobre 2016
Dans cette ambiance de complaisance à la limite de la compromission qui tombe sur le Bénin, comme la pluie sans arrêt qui rend la capitale,Cotonou, impraticable (sauf pour les chauves-souris aux affaires du pouvoir, en hauteur sur les 4×4), je me permets le politiquement non convenu: c'est quoi le projet?
Quand on a fini avec un pseudo Docteur es Économie dont la seule thèse se résume à l'achat des louanges et des compromissions en bandes organisées, c'est quoi le projet? Quand on est tombé dans le vide où de nouveaux maîtres d'arts se disputent l'omniscience des sciences et consciences épurées, c'est quoi le projet?
C'est quoi le projet dans un pays où le revenu régulier du plus honnête travailleur ne permet guère de s'offrir un repas par jour sans voler; encore moins de se loger, de se vêtir et de se soigner sans pactiser avec le diable?
C'est quoi le projet quand toute l'administration est bâtie sur la concussion et que roulent carrosses et s'étale opulence sans sources justifiées?
C'est quoi le projet quand toute l'économie de tout un pays est fait de contrebandes et que surnommés pompeusement "Opérateurs économiques" on vit de "fayawo"en entrenant la pénurie.
C'est quoi le projet pour ce putain de pays où on trucide la morale et on encense le truand, pour peu qu'on touche sa part du butin volé.
C'est quoi le projet quand une minorité de repus décide de disserter, pendant la digestion, sur la faim?
C'est quoi le projet...?
Pendant que de lettres d'or et de verbes forts, on reécrit la Constitution;
De calvaires et de misères se meurent les honnêtes gens.
vendredi 1 janvier 2016
2016: Une année d'espérance pour l'Afrique.
Ce que j'espère!
2016: Une année d'espérance pour l'Afrique.
L'aboutissement paisible des élections présidentielles au Burkina Faso, après une transition imposée par le soulèvement populaire mettant un coup d'arrêt à la volonté du régime du Président Blaise COMPAORE de se maintenir au pouvoir, est plein d'espérance. Une alternance de pouvoir qui consacre l'arrivée de Christian Marc KABORE et une consolidation des règles démocratiques et la manifestation de la volonté populaire garante de la légitimité constitutionnelle.
La réélection sans surprise, mais sans panache, de Alassane Dramane OUATTARA en Côte d'Ivoire minée par les séquelles d'une précédente élection présidentielle ayant vu ce pays basculer dans la violence.
Un nouvelle légitimité qui devrait servir à normaliser la vie politique et ramener l'unité nationale qui ne peut être totale avec la déportation de l'ancien Président Laurent GBAGBO.
Sur ces deux exemples, l'espoir est permis qu'il soit contagieux pour le reste de l'Afrique en mal de ses dirigeants.
Même si des résistances aux règles d'alternance s'observent encore avec le cas du Burundi pris en otage par Pierre NKURUNZIZA, le Bénin amorce quant à lui un virage de toute attention. Thomas Boni YAYI devra céder, aux termes d'une élection présidentielle en février 2016,son fauteuil à un nouvel élu dans des conditions, presque de déliquescence des partis politiques.
Dans ce pays ayant initié en 1990 le renouveau démocratique par le multipartisme, le bilan est peu glorieux. Pour ne pas dire catastrophique.Pour autant, l'alternance attendue est, comme la respiration, vitale pour un environnement politique asphyxié par une gestion clientéliste et clanique du pouvoir sortant.
2016 apportera une nouvelle culture de l'exercice du pouvoir et du respect de la souveraineté populaire.
C'est au moins ce que j'espère pour l'Afrique à qui je souhaite une très heureuse année de prospérité.
Charles A. MIGAN
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