Ce que j'espère!
2016: Une année d'espérance pour l'Afrique.
L'aboutissement paisible des élections présidentielles au Burkina Faso, après une transition imposée par le soulèvement populaire mettant un coup d'arrêt à la volonté du régime du Président Blaise COMPAORE de se maintenir au pouvoir, est plein d'espérance. Une alternance de pouvoir qui consacre l'arrivée de Christian Marc KABORE et une consolidation des règles démocratiques et la manifestation de la volonté populaire garante de la légitimité constitutionnelle.
La réélection sans surprise, mais sans panache, de Alassane Dramane OUATTARA en Côte d'Ivoire minée par les séquelles d'une précédente élection présidentielle ayant vu ce pays basculer dans la violence.
Un nouvelle légitimité qui devrait servir à normaliser la vie politique et ramener l'unité nationale qui ne peut être totale avec la déportation de l'ancien Président Laurent GBAGBO.
Sur ces deux exemples, l'espoir est permis qu'il soit contagieux pour le reste de l'Afrique en mal de ses dirigeants.
Même si des résistances aux règles d'alternance s'observent encore avec le cas du Burundi pris en otage par Pierre NKURUNZIZA, le Bénin amorce quant à lui un virage de toute attention. Thomas Boni YAYI devra céder, aux termes d'une élection présidentielle en février 2016,son fauteuil à un nouvel élu dans des conditions, presque de déliquescence des partis politiques.
Dans ce pays ayant initié en 1990 le renouveau démocratique par le multipartisme, le bilan est peu glorieux. Pour ne pas dire catastrophique.Pour autant, l'alternance attendue est, comme la respiration, vitale pour un environnement politique asphyxié par une gestion clientéliste et clanique du pouvoir sortant.
2016 apportera une nouvelle culture de l'exercice du pouvoir et du respect de la souveraineté populaire.
C'est au moins ce que j'espère pour l'Afrique à qui je souhaite une très heureuse année de prospérité.
Charles A. MIGAN
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire